Mais désormais on passe de l’artisanat de la mort lente à la chaîne de montage de la mort rapide
La barbarie à visage post-humain
Sous le soupçon de ma foi Je ne suis pas devenue Chrétienne par sentimentalisme. Bien au-delà du mysticisme, de la foi, j'ai su que seule une civilisation véritablement chrétienne -pas un christianisme de vitrine- ouvre un horizon Autre que celui de la mort et de la...
Sommes-nous les « ennemis du genre humain » ?
Monsieur Guillaume Lacroix Votre tweet du 17 juillet me prenant pour cible à la suite de ma lettre ouverte aux sages du Conseil constitutionnel relative au projet de loi sur l'accompagnement des malades et de la fin de vie, appelle une mise au point urgente. Vos...
Lettre ouverte aux Sages du Conseil Constitutionnel
Par Véronique Lévy Mesdames et Messieurs les Membres du Conseil constitutionnel, Au moment où la représentation nationale vient d'adopter ce projet de loi sur la fin de vie, et alors que des parlementaires s'apprêtent à saisir votre Haute juridiction, je m'adresse à...
Lettre ouverte au Président de la République : Sous le masque humaniste, le permis de tuer
Permettez-moi, Monsieur le Président, de vous rappeler votre vocation. Vous portez le prénom d’Emmanuel, qui signifie « Dieu avec nous ». Vous êtes à la tête d’un pays qui n’est pas une zone administrative mais qui s’appelle France.
LE COCKTAIL DES BOURREAUX
Trinquez donc, Messieurs les députés, dans l’entre-soi de vos grandes bouffes obscènes. Vous croyez administrer le progrès, vous ne faites que rejouer l’archaïsme d’une fête barbare.
La solution de la mort
Un projet de loi, rejeté trois fois par le Sénat, a été adopté de force par l'Assemblée nationale. Pour « sauvegarder la dignité de la vie », disent-ils. Mais par la mise à mort. En thanatocratie comme sous le régime eugéniste nazi, les handicapés risquent la mise à...
Sous le masque humaniste, la barbarie eugéniste
Aujourd’hui la mort a mis ses bas de soie, sa robe de fête aux murmures d´éventail. Elle brise les éprouvettes, s’insinue au cœur des matrices, parfume les draps sales des mourants.
Elle vient
En habit de lumière.
Elle lance ses artifices : « mort digne », « consentement à mourir»… Oui, glissement induit, sous son regard absinthe.
Elle est si douce, la mort… un self shoot ultime pour un départ sans bavure, ni miasmes.
Aseptisée est la nuit.
La mort s’invite en bas de soie
Elle vient.
En habit de lumière.
Elle lance ses artifices : « mort digne », « consentement à mourir»… Oui, glissement induit, sous son regard absinthe. Elle est si douce, la mort… un self shoot ultime pour un départ sans bavure, ni miasmes.
Code et Chair : Avant – propos de Véronique Lévy
Aurélien Barrau, astrophysicien, ose le dire : « le Big Bang est une pathologie. » Personne jamais n’avait envisagé le Big Bang sous cet angle tragique, celui du traumatisme, de la blessure, d’une rupture, d’une chute, et d’une « naissance » portant déjà la mort. Car en-deçà de cette explosion de vie déjà blessée, par-delà sa chute irrémissible dans une dimension lourde, il n’y avait ni temps ni espace. La matière était tissée d’éternité. Et peut-être l’empreinte de ce qu’elle fut persiste-t-elle au cœur de l’atome, tel le parfum d’une rose sans pourquoi, comme l’écrit « l’Errant chérubinique », Angelus Silesius.
