Maxence Caron : Le Choral d’une âme

C’est là que le monde se renverse, c’est là que le monde cesse d’être ce terrain de mâles barbaries : dans l’Église, dit Véronique, le cœur est une femme, la Sainte Vierge Marie. « Mère voici ton fils, fils voici ta mère », prononce le Christ sur la Croix, et à celle qui devient l’Église Mère il confie le disciple en qui tous les disciples symbolisent. De son Église, Dieu fait son Épouse, et ce sont donc ici, dans l’union du Corps du Christ et de la Mère de Dieu, les noces continuées du Saint Esprit et de la Vierge Sainte lors de la Nativité.

Du Jardin d’Eden au désert de la modernité.

 « De quelle Eglise parlez-vous ; de l’Eglise de la terre ou de l’Eglise du Ciel ? »demandait sainte Jeanne d’Arc… Il y a l’Eglise des hommes pécheurs, celle du triple reniement de saint Pierre…  Et il y a son chœur indestructible car il repose sur l’infaillibilité du cœur immaculé de Marie. La chaire de Pierre, dont Jésus dit qu’il y bâtira son Eglise, que les puissances des enfers ne l’emporteront pas sur elles, la chaire de tous les Papes, prend racine dans le FIAT de Celle qui porta le Verbe et L’offrit au monde, de la crèche à la croix. Mère de Dieu et Mère de l’Eglise, elle L’offre encore, ce Dieu fait homme, voilé sous les Espèces du vin et du pain ; elle L’offre jusqu’à la fin du monde. Elle nous murmure, comme aux noces de Cana : « Faites tout ce qu’Il vous dira » A la Table de Communion éclot l’Eglise du Ciel. Elle est levain des humbles, et Elle commence ici. Eglise des derniers temps, Eglise des petits de Marie.

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