En préfaçant… Maxence Caron, Véronique Lévy et le Salut des femmes

Voici l’arrière-plan selon lequel le texte inouï de Chœur de chair est composé. Voici l’horizon sur le fond duquel survient le livre de Véronique Lévy : voici l’immensité en qui, à l’heure de la banalité généralissime, se disposent les pages d’une œuvre d’avant-garde, majestueuse, catholique et inconnue. Voici l’espace universel à partir duquel nul, sinon naïvement, ne saurait mettre au seul crédit de la littérature ou de l’esthétique cette œuvre d’art littéraire : voici l’espace au sein duquel est profondément et chaque fois vécu chaque mot comme le résultat d’une prière, donc d’une lutte avec ce qui, en l’homme, est trop petit pour que quoi que ce soit spontanément en sorte d’assez anagogique et beau.

Maxence Caron : Le Choral d’une âme

C’est là que le monde se renverse, c’est là que le monde cesse d’être ce terrain de mâles barbaries : dans l’Église, dit Véronique, le cœur est une femme, la Sainte Vierge Marie. « Mère voici ton fils, fils voici ta mère », prononce le Christ sur la Croix, et à celle qui devient l’Église Mère il confie le disciple en qui tous les disciples symbolisent. De son Église, Dieu fait son Épouse, et ce sont donc ici, dans l’union du Corps du Christ et de la Mère de Dieu, les noces continuées du Saint Esprit et de la Vierge Sainte lors de la Nativité.

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