Le temple, c’est notre corps. Le temple, c’est notre ❤️ .
Le temple, c’est ce qui en nous se creuse et se fait crèche — espace d’accueil, silence fécond — pour bercer la Parole de Dieu, recevoir la Présence.
Saint Paul nous dit : Ne savez-vous pas que votre corps est le temple de l’Esprit Saint ?
La chair n’est pas simplement une matière inerte. Elle n’est pas une marchandise. Elle n’est pas un code — ou plutôt, le Code qui l’informe est le Code source du Verbe éternel. Il lui donne Sa vie, anime l’âme. Et la chair tremble.
La vie de la chair c’est l’âme, et le souffle de cette âme, c’est l’Esprit.
Après la colère du Christ — ce Christ qui fouette les étals des marchands ayant colonisé le temple de Jérusalem — Jésus dit : Détruisez ce temple, et moi, je le reconstruirai en trois jours. Et Saint Jean ajoute une clé dévoilant le Mystère : Il parlait de Son Corps. Depuis cet instant, le temple n’est plus un monument de pierre. Le Temple, c’est le Christ. Et nos corps sont temples dans la mesure où ils accueillent cette Parole de vie, cette parole vivifiante. Notre chair est temple dans la mesure où elle consent à être transfigurée — par l’Amour, par la Parole éternelle de Dieu.
La panoplie d’un mimétisme apocalyptique : le Reich ou antitemple
Dès lors, le troisième temple ne peut être que l’anti temple. Et le prêtre qui y officie est celui qui arrache l’âme à son Souffle, et la chair à son âme. Ce troisième temple n’est pas un temple de pierre. Ça, c’est le masque. C’est le paravent…
On nous parle de ce temple comme s’il s’agissait de la reconstruction d’un édifice matériel, et certes il est en cours de l’être, mais pour faire diversion. Pour agglomérer nos obsessions sur cette pierre froide, alors qu’il est là, parmi nous, creusant ses métastases en réseau d’algorithmes au cœur de nos cellules, hantant nos consciences. Obsédant nos réflexes. Colonisant le lieu saint de la conception. Le tabernacle féminin. Ce Oui infiniment offert, en croix, aux qu’âtres horizons.
Il est l’Ordre polymorphe eugéniste, il a violé les terres vierges, les chairs, l’atome le plus irréductible. Il est cet Ordre sans visage, cet intrus sans frontières, cette hors zone obscure qui nécrose nos souffles.
Il défigure,
Il inhumanise.
Effraction du tabernacle où l’Amour se fait chair.
Sa propagande ? La liberté, la dignité de la femme — alors même qu’on colonise et qu’on marchandise son ventre, Pierre Bergé en parlait comme d’un bras d’ouvrier. On cultive des cellules souches embryonnaires en laboratoire. On produit en batterie, on recycle, on extermine la vie, de la conception à la mort, industriellement. On impose l’utérus artificiel. On touche à la source.
Et ils avortent l’âme. Ils modélisent le consentement au mal, la réinitialisation de notre volonté — ce façonnage patient, quotidien. Dompter nos réflexes à l’horreur, aux massacres en streaming, aux exterminations stories.
Les thanatocrates spolient l’air, l’espace, le temps. Big mother est un programme espion au coeur des neurones. À coups de clics, à coups de likes, elle duplique chaque cellule. En chaîne. Irrémédiablement.
L’enfer est luminescent, le bleu horizon s’efface.
L’interface ouvre le code artificiel.
Pourtant, avant l’ère du numérique, L’humanité a choisi la voie de la violence, elle a profané la Parole originelle dans les crimes qu’elle a justifiés. Ce code source qu’est la Parole de Dieu — ce code qui nous a fondés, qui nous a donné cette âme faite pour l’adorer — a été torpillé à l’ombre de l’arbre de la méconnaissance, par le virus du serpent hackeur.
Ce virus pervertit les mots, colonise le langage, l’arrache à la source — pour enfermer l’humanité dans l’illusion de l’espace et du temps, alors que notre véritable patrie, notre véritable demeure, c’est le Royaume des Cieux.
Et pourtant, c’est dans ce monde que ce Royaume doit advenir aussi.
Oseront nous être des ouvriers de La vigne?
Réinjecter l’amour dans toutes les zones nécrosées. Réinjecter l’espérance dans toutes les vies Perdues. Mener ce monde déserté de son âme vers la source qui ne se tarit jamais — la source de l’Esprit, toute vive, offerte.
C’est pour cela que le Christ est venu, qu’Il a assumé la nature humaine en Jésus de Nazareth. C’est pour cela que Dieu nous a donné son Verbe — La seule Promesse tenue.
Pourquoi sommes-nous sourds à sa parole ?
Pourquoi l’amour n’est-il pas aimé ?
Écoutons-le. Dans les interstices du monde. Par ses blessures. Dans ses failles.
C’est là qu’Il nous attend. C’est là que l’éternité s’est frayé une brèche… C’est là, que l’amour nous mène, au-delà des apparences, au-delà du temps, au-delà de l’espace, vers ce qui demeure.
Notre Demeure…
Véronique Lévy



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