Sous le soupçon de ma foi
Je ne suis pas devenue Chrétienne par sentimentalisme. Bien au-delà du mysticisme, de la foi, j’ai su que seule une civilisation véritablement chrétienne -pas un christianisme de vitrine- ouvre un horizon Autre que celui de la mort et de la barbarie.
La Porte de la Vie.
La loi de mort est passée. L’horreur a désormais force de droit dans notre France. Cette douce France aux cils de fougère et au parfum de lys fané.
Devant ce désastre anthropologique, je sais d’avance le procès que l’on va m’intenter. On s’empressera de dresser un tribunal d’intention, de décréter que la parole d’une catholique est suspecte par nature, entachée de dogme, inféodée à la morale surannée d’une religion que notre époque aime caricaturer en vieille fille moralisatrice.
Alors qu’elle est enfance de l’Homme rendu à son visage d’espérance, rendu à la vie échappée des entraves de la pesanteur, et s’élançant aux océans d’une naissance.
D’une Grâce originelle.
Tout argument, tout point d’alerte que je soulèverai sera immédiatement passé au prisme de ma foi pour mieux être excommunié de l’espace public.
Et condamné aux catacombes
loin du Contrat Social.
Mais qu’ils sachent, ces procureurs de la mort, pourquoi j’ai demandé le baptême. J’ai voulu entrer dans l’eau baptismale le jour où j’ai su que le Christ avait radicalement, absolument, renversé l’ordre du monde. Brisé la loi de l’Empire, et celle de l’arbitraire.
Celle du libéralisme, au masque de liberté et qui n’est qu’une grimace. Celle du droit des plus forts.
Le christianisme n’est pas un repli confessionnel, il est l’universel absolu…
L’Unique Parole qui osa murmurer au fil de l’épée des Goliath et des Caligula du monde, que le dernier de l’Histoire serait le premier, que l’altérité n’est pas une menace mais un trésor, et que la vulnérabilité d’un être est la faille même de sa dignité inviolable.
Même la Révolution française, dans sa rébellion d’enfant ingrat, et matricide contre l’Église — n’a pu inscrire l’inviolabilité du corps et de la dignité humaine dans sa Constitution qu’en héritant, à contre cœur du Retournement absolu. Un à jamais et pour l’éternité. Celui du Christ dont le Sacrifice abolit tous les sacrifices sanglants. Et dévoile,à tout jamais, la logique sacrificatoire.
Afin que cesse à perpétuité d’amour, les holocaustes d’innocents.
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Les génocides invisibles aux larmes interdites.
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Sans le souffle du Christ éveillant la chair, nous errerons encore aux empires barbares., aux déplacements massifs de populations esclaves sans droit ni loi.
C’est parce que je vous aime, vous frères humains de toutes les couleurs, de toutes les promesses et de tous les voyages.. par delà le bien, par delà le mal, les lois, les droits… que je vous parle de cet Amour qui n´est pas de ce monde mais l´ensemence déjà de ce Royaume qui ne passera jamais.
Le Verbe s’est incarné pour tous, croyants comme athées.
Il a tellement aimé l’humanité qu’Il a scellé en sa chair, Son Amour.
Jusqu’à la Nuit la plus anéantie.
Afin que Sa Lumière brise la mort
De Sa miséricorde.
Qui suis-je pour juger ?
Qui suis-je pour juger celui qui, face au corps qui s’effondre, à l’autonomie qui s’efface et au lit d’hôpital comme unique horizon, ne supporte plus l’idée de la déchéance ? Je ne sais pas ce que serait ma propre défaillance face à ce dénuement.
Je ne me drape pas de lˋétendard élevé de la moralité. Ni ne condamne le rêve de partir « en beauté », avant que la souffrance n’enferme l’âme et la chair. Ce désir-là, je le berce en moi comme un enfant blessé; et je m’incline devant la terreur du condamné qui ignore encore qu’il ne mourra jamais, mais entrera dans la Vie.
Si certains ont cru que je circonscrivais la tentation de la mort aux seuls stades terminaux, aujourd’hui je refuse de statuer sur la légitimité d’un instant plutôt qu’un autre. L’humain n’est pas une variable à uniformiser. Il est une chair, un cœur, une âme irréductible.
Nous sommes tragiquement inégaux face à la défaillance.
Ma vocation n’est pas de jauger l ‘abîme intime, que la mort soit imminente ou non.
Ma vocation est de devancer l’aube, celle blafarde des sacs mortuaires. Subis. Car ce désir de mort n’est ni souverain, ni libre. Il est induit.
Et parfois imposé.
Lorsque cette mort se présente comme l’unique solution.
Terminale et fatale.
Et que l’État a déserté l’humanité des soins des structures d’accueil.
Au seuil de la Soif
La loi Leonetti avait tracé une ligne entre le refus de l’acharnement thérapeutique et l’induction volontaire de la mort — même si la chair et l’âme se cabrent parfois, car la vie est une fleur rebelle et surgit même d’un corps qu’on croyait perdu.
En 2015, la loi Claeys força la ligne et initia une dérive perverse. Une perfection d’horlogerie. L’optimisation comptable de nos morts motiva cette dérive.
Pour alléger les dépenses de la santé publique, il fallait suspendre le geste de l’eau, l’hydratation par voie entérale. Et le maquiller d’intentions humanistes… Celles des “ directives anticipées.”
Le glissement fut d’abord sémantique. On requalifia ce qui était un soin, en traitement. Afin qu’il tombe dans l’escarcelle de la “volonté déraisonnable du maintien de la vie”et épouse la définition de l’acharnement thérapeutique défini et interdit par la loi Léonetti.
L’enfer de la soif programmée tomba tel un couperet. Sous sédation pas toujours profonde, ni continue.
L’inhumanité se substitua à l’humanité.
La condamnation par la soif brisa la main qui humecte les lèvres. La froideur des protocoles sous midazolam encercla les nuits, la chair, la gorge et les lèvres assoiffées… d’agonies viscérales.
Et le cri s´empierra au désert, en-deçà des frontières humaines, livré sans répit ni pitié à la soif.
Bouche déchirée dans un rictus de clown.
« J’ai Soif ! »
Au silence des calvaires des Pietas interdites, aux checkpoints de la vie.
🩸
J’ai vu ma mère souffrir. C’était il y a longtemps, c’était pourtant hier. Ses yeux sont grand ouverts, son sourire d’enfant m’ interroge silencieux… Et les médecins désertent sa chambre, muets comme des courants d’air. Ils n’osent soutenir la nudité de ce regard d’enfant… la tendresse de cette bouche grenade… Telle une fleur éclose et bientôt close, à jamais.
C’était avant les lois Leonetti et Claeys… Ma mère n’a pas été victime d’une orchestration de la mort; elle fut l’otage d’un trop grand amour qui la somma de vivre — jusqu’à ce que ses veines soient perforées et sa peau bleuie de perfusions.
Endormie dans les eaux létales d’un sommeil opiacé, sans douleur, sans retour.
Elle sourit…
Mon visage posé sur son cœur, j’écoute le flux et le reflux du sang dans ses artères au berceau de sa chair,
Ma crèche native.
Son souffle s’élève doucement suspendu à l’apnée d’un abîme éternel. Puis plonge… Alors Je murmure « je t’aime. »
Dans le silence des veilles à son chevet, le goutte-à-goutte de l’eau berce la nuit, murmure d’une source… Elle dort, dans l’Amour. Juste avant de naître.
À l’aube escortant la nuit du 15 août, un éclat de soleil vient caresser sa joue. C’est l’été, les oiseaux chantent dans les marées du ciel. Battant à la folie de son cœur d’hirondelle, son âme suspendue sur le fil de sa chair, elle s’élance… l’aurore inonde son visage, de l’or rose du soleil levant.
J’ai retrouvé, dans son journal intime, un poème qu’elle avait écrit, enfant, pour un petit mort né : « Tu t’es envolé, suspendu à un rayon de soleil, mon amour. »
🕊️
Une civilisation humaine donne à boire aux mourants jusqu’au bout de la nuit:
Ce geste de l’eau est un seuil. Il dessine un abîme infranchissable entre ceux qui l’ont osé, et les inhumains, qui avec cette même eau, se sont lavé les mains du sang des innocents.
« Venez, les bénis de mon Père (…) car j’avais soif, et vous m’avez donné à boire » (Matthieu 25, 34-35
« Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel (…) car j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire » (Matthieu 25, 41-42).
Depuis je veille aux frontières d’une liberté irréductible à toute spéculation : Que l’appel de la mort ne soit pas une capitulation induite par la douleur d’un système de santé qui planifie l’effacement des vies lorsqu’elles deviennent trop lourdes…
Mais un Oui qui consent au Mystère.
L’effraction des consciences
On oppose toujours l’euthanasie à la souffrance; on accuse ceux qui s’inquiètent de cette loi d´être des suppôts de la douleur. Pourtant, ce mensonge et cette hypocrisie sont démasqués par un visage… Le visage d’une jeune fille qui n’a pas fini de hanter les consciences des Pilates de la modernité.
Elle est espagnole, victime de viols collectifs barbares sous la garde d’un centre d’État. Elle a demandé l’euthanasie parce que l’État fut impuissant à combler sa blessure. Il a liquidé sa vie au lieu de panser son âme. Il lui a proposé la solution de la mort ; il n’a pas sanctuarisé sa vie, sa chair, son cœur.
Le système ampute la vie, pas la douleur. Il la liquide pour ne plus avoir à écouter sa plainte ni à gérer sa détresse. On pousse l’innocent au tombeau en lui faisant croire qu’il a choisi sa délivrance.
Car les vingt-sept articles qui encerclent la loi « Aide à mourir » ne sont pas des verrous mais des failles de sécurité. Ils ne dessinent pas l’architecture d’une liberté. Ni d’un noble stoïcisme… Un individu souverain, maître de ses souffrances et d’un destin qu’il voudrait abréger. Afin de ne pas voir son corps sombrer au naufrage d’une agonie interminable. Non. Elle ouvre un abîme anthropologique irrémissible parce qu’elle conditionne, puis induit, le désir de la mort. Elle effracte l’âme puis la spolie de son élan vital. Et le désir se retourne contre la vie même.
« Aide à mourir », « mort digne », « mort miséricordieuse »…
Le glissement sémantique n’est jamais innocent. Il précède toujours le glissement des actes. On commence par euthanasier le mot avant d’euthanasier l’homme, et cette chronologie n’est pas un hasard de l’histoire : c’est sa grammaire.
Le langage administratif tue depuis toujours sans dire tuer : « traitement spécial », « solution finale », « aide active à mourir » : il anesthésie le témoin avant d’euthanasier la victime.
Et quand ils auront trié et sanctuarisé le mot « aide à mourir », ils sélectionneront les corps — vieux, «improductifs », lents, chers —, et ce jour-là, ce ne sera plus un vote, ce sera un contrat sur nos vies mises à prix, un charnier tenu par des signatures propres.
Euthanasie. Le mot est plus court, plus précis, derrière le masque. Osons regarder ce mot en face. Les yeux grands ouverts. Déchirons le masque aseptisé d’une civilisation qui a une peur pathologique des mots exacts — parce que les mots exacts obligent à penser. Puis à habiter cette pensée. Et l’acte qu’elle engendre.
On ne soigne plus le corps souffrant, on solde le corps coûteux. La compassion, mot volé lui aussi, sert de linceul verbal à la logique comptable : un lit libéré vaut mieux qu’une vie sauvée, une ligne budgétaire pèse plus qu’un souffle.
On appelle dignité, économie de la dépense, on appelle liberté, l’extraction d’un corps devenu improductif — sa mort, enfin rentable.
Ce qu’ils nomment loi est un permis de tuer, armé de la blancheur ouatée de vingt-sept articles, qui loin d’être des garde-fous, sont des failles ouvrant toutes les dérives.
Loin de sacraliser le choix prométhéen d’un homme maître de son destin, ces vingt-sept articles verrouillent son isolement et tissent une méthode implacable conçue pour abattre toutes les protections de la liberté individuelle, livrant le patient désarmé à l’arbitraire d’une médecine de technocrates.
C’est un seul et même médecin qui décide et gouverne toute la procédure d’euthanasie, réduisant les tiers qu’il choisit à de simples figurants consultés pour la forme.
La loi ne prévoit aucune exigence formelle pour exprimer la volonté de mourir : un simple geste, une mimique, un clignement d’œil ou « tout autre mode d’expression adapté » suffit.
Si ce médecin unique affirme que la personne voulait mourir, il pourra exécuter sa demande- invérifiable, car sans aucun témoin requis pour l’attester; puisque ces entretiens sont cachés au secret de rencontres en tête-à-tête.
Ce médecin exécuteur peut n’avoir jamais vu le patient de sa vie, le rencontrer pour la première fois le jour de la demande, et être étranger à l’établissement où la personne réside.
Cette absence de témoins et d’écrits formels ouvre la porte à tous les abus, à toutes les dérives criminelles : qu’il s’agisse pour un médecin de couvrir une erreur médicale sous prétexte d’une « demande d’aide à mourir », ou pour des familles cupides impatientes d’abréger la vie d’un aîné afin de capter son héritage ou se délester d’un fardeau.
Sous nos yeux s’organise la trahison des plus faibles. L’euthanasie devient légalement possible sur les personnes sous tutelle et sous curatelle. Quelle scandaleuse contradiction ! Un majeur protégé doit demander l’autorisation de son tuteur pour se marier ou acheter un appartement, mais pour réclamer la mort, les sésames s´ouvrent.!
Le médecin sera seul juge pour estimer si le discernement n’est pas « gravement » altéré, notion floue que le texte se garde bien de définir.
Plus intolérable encore, une personne souffrant d’un trouble psychique grave, telle qu’une tendance suicidaire, n’est pas exclue de ce protocole de mort.
Nul besoin d’être en phase terminale : une personne à qui il reste des années de vie pourra obtenir la mort alors même qu’elle ne dispose d’aucun « droit » d’accès à des soins palliatifs, dramatiquement inexistants dans vingt départements.
Pour s’assurer qu’aucune voix humaine ne vienne troubler ce protocole clinique, le texte organise l’omerta. Le médecin consulte deux personnes de son choix — un confrère et un auxiliaire souvent sous sa coupe hiérarchique — sans que ces derniers n’aient l’obligation de rencontrer physiquement le patient. Une visioconférence suffit à sceller son sort.
Même si un malade sous tutelle supplie de consulter un proche, le médecin peut légalement le lui refuser.
La sentence peut être prise immédiatement après cette consultation, sans aucun délai, et sans que le médecin n’ausculte le demandeur une seconde fois.
Le délai de réflexion imposé au patient est de deux jours. Une vie entière est liquidée en quarante huit heures..
Pendant ces heures ultimes, les familles sont écartées. Les proches n’ont aucun droit à être informés qu’une procédure d’euthanasie est en cours ; ils ne découvriront la mort qu’une fois la seringue vidée.
Et s’ils l’apprennent, la loi leur interdit de contester en justice la décision de mort prise par le médecin.
Pire, soignants et infirmiers reçoivent l’ordre de veiller à ce que la famille n’exerce aucune pression pour faire renoncer le patient à la substance létale.
Quant au patient lui-même, il ne sera informé des complications et des « modalités d’action de la substance » qu’après avoir irrévocablement confirmé sa demande.
Ainsi mourut Alexina Wattiez, en Belgique, en mars 2022 : la sédation échoua, faute de dose suffisante, par souci d’économie sans doute, et le médecin, l’étouffa sous un coussin — le geste clinique fut achevé à mains nues, dans le silence d’un protocole qui n’avait pas anticipé l’échec. Ou l’avait ignoré.
Pour que la machine tourne sans accroc, l’effraction des consciences est collective. Le serment d’Hippocrate est violé. Le médecin objecteur qui refuse de donner la mort est légalement contraint de désigner lui-même un confrère acceptant de le faire, acculé ainsi à devenir complice de l’acte sous peine de sanctions.
Les établissements privés, y compris confessionnels, perdent leur âme : obligés d’accueillir des escadrons mobiles d’euthanasie sous peine de sanctions financières et administratives.
Les pharmaciens, quant à eux, sont privés de toute clause de conscience et sommés de préparer la substance létale sous peine de sanctions disciplinaires.
Et quel est le but ultime de cette liquidation de masse ? Tous les amendements visant à séparer l’euthanasie des prélèvements d’organes ont été systématiquement rejetés.
Vos reins, vos cœurs, vos foies alimenteront les flux des banques d’organes de la Santé publique, inféodée à la spéculation des chairs à disposition.
Le contrôle de cette boucherie médicalement assistée” aura lieu post mortem, sur la base des seules déclarations du médecin exécutant, devant une commission où les juges sont minoritaires face aux professionnels des sciences humaines et sociales.
Et c’est la Sécurité sociale,c’est-à-dire l’impôt et les cotisations de tous les Français, qui financera intégralement ce « service » de mort, requalifié pour la cause économique, en soin.
L’internationale eugéniste
Cette procédure d’abattage systémique et industriel est la rencontre inavouée du capitalisme libéral et du collectivisme globaliste. Le monstre se pare d’humanisme, la Bête se masque de la liberté.
Ce système pervers flatte l’individualisme. Il offre le mirage que le patient est un sujet souverain : libre de consommer, de contrôler, puis de liquider sa mort.
Alors qu’il le dépouille de sa souveraineté et de sa liberté. Alors qu’il tisse son isolement et le spolie de son humanité et de ses droits… Pour le livrer, non plus sujet, mais objet; ni même objet, mais donnée anonyme brassée et exploitée dans la gestion d’un stock de ressources humaines exploitables à merci.
La chair, sanctuaire du Verbe qui l’informe de Sa Vie… le corps, scellé et consacré par cet Amour, devient variable d’ajustement comptable au sein d’un rouage collectif transnational.
L’évaluation de la Fondapol démasque le cynisme de la rentabilité comptable de nos morts : 1,4 milliard d’euros d’économie par an en frais de santé et de retraite.
L’euthanasie moderne, c’est la liquidation des vies jugées obsolètes parce qu’elles ne produisent plus.
Le recyclage des chairs est inféodé aux flux financiers des laboratoires privés et de la Santé publique mondiale.
Ce vocabulaire de la gestion, du stock, de la ressource humaine — n’est pas une métaphore, c’est un héritage utilitariste poussé jusqu’aux extrémités d’une déshumanisation économique.
Le Reich avait un mot pour cela : Menschenmaterial, le matériau humain, la comptabilité des corps. Le cheptel du totalitarisme exterminatif.
Et l’homme qui, après la guerre, sans jamais être inquiété par la justice, fonda l’école de management qui enseigna à l’Allemagne de l’Ouest sa gestion des « ressources humaines », portait quelques années plus tôt l’uniforme SS.
Son enseignement essaima bien au-delà de l’Allemagne, et imposa la langue entrepreneuriale transnationale, sur tous les continents.
Le vocabulaire survit à l’idéologie qui l’initia ; il s’est infiltré, blanchi, dans toutes les entreprises. Les directeurs des ressources humaines sont au cœur des structures de production de la Babel conforme, informe et multiforme du capitalisme oligarchique mondial.
Là
Où l’Amour est toujours crucifié. Avec la vérité.
Aurore
Abusé par la promesse de la liberté et de la toute puissance, jusqu’à l’ instant ultime, l’homme moderne n’aura pas choisi sa mort ; elle lui aura été administrée par la froide mécanique d’un État comptable. Colonisant sa chair, sa conscience, son désir, la mémoire de l’atome le plus obscur…
En arrachant un à un les garde-fous qui auraient pu protéger le patient de la convoitise des héritiers, d’une erreur médicale, d’un recyclage d’organes… cette loi ne libère pas : elle isole et elle livre nos vies à la bureaucratie opaque d’une thanatocratie masquée de compassion.
Mais la vie échappe aux métadonnées des chambres noires de l’internationale eugéniste mondiale.
À son oligarchie.
À ses thanatocrates nazis ou staliniens : messianismes antiChrist recyclés sous le mirage d’une Europe libérale.
La chair n’est pas une donnée dont on planifie l’obsolescence. Pour l’équilibre des budgets ou de l’écosystème mondial.
La chair est tabernacle du Souffle, depuis qu’en elle, Le Verbe éternel a scellé Sa Promesse.
Celle de l’Amour qui renverse la mort.
Pour la Résurrection.
🕊️
Toi… ROI.
Tissant d’un horizon à l’autre,
les univers nus
Tu murmures mon visage du bout de Ton Souffle
au silence infini de l’Arc des comètes
et des supernovas en fleurs…
Toi
mon Alpha
Toi
Oméga
28 février 2026
Véronique Lévy
Le 20 juillet 2026
Anniversaire de naissance de mon père, mort d’une erreur médicale.



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